La vie en Christ est un chemin étroit. Ceux qui nous ont précédé dans la foi nous ont montré que grandir spirituellement signifie passer par des périodes d’épreuves, où le “Soi” est diminué afin que Christ grandisse. Le chemin de ces hommes et de ces femmes est passé par le désert, là où ils ont trouvé le Trésor après lequel ils soupiraient tant.

L’effondrement

Nous portons ce trésor, [Christ], dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus… (2 Corinthiens 4:9)

Le chemin du chrétien l’amène à franchir la porte étroite, celle du Salut, qui est un moment unique et glorieux. Mais la vie de disciple ne s’arrête pas là : celui qui veut suivre le Christ emprunte aussi le chemin étroit. La Porte dure un instant, le chemin dure toute une vie.

Pour celui ou celle qui veut sincèrement marcher dans les pas du Fils, ce chemin passe par une transformation radicale, celle de la Croix. La Croix est un objet d’exécution : elle ne signifie pas seulement la fin du péché, mais la mort du pécheur. Ce “vieil homme” dont nous devons alors être débarrassés pour revêtir “l’homme Nouveau”, le Christ. Jésus donne à ce processus le nom de nouvelle naissance : il nous indique par là qu’il n’est pas venu pour améliorer notre vie, mais pour être notre vie.

La Croix ne signifie pas seulement la fin du péché, mais la mort du pécheur.

Nous pourrions parler de “Réveil”. Mais pas celui que l’on nous décrit parfois comme une expérience qui stimulerait nos émotions. Un véritable Réveil n’est pas un plafond qui s’envole, c’est un plancher qui s’effondre. Le Soi meurt, et le Christ nous ressuscite en Lui pour avoir part à Son règne. Le Soi ne peut pas entrer dans ce Royaume, il doit être crucifié. Cet effondrement Abraham, Moïse, David, Pierre, Paul l’ont vécu. Watchman Nee a connu l’emprisonnement et le rejet de sa propre assemblée, Amy Carmichaël la maladie invalidante, et bien d’autres encore ont pu connaître l’échec de leurs projets ou de leur ministère, la maladie, le rejet, la dépression ou le deuil.

Un véritable Réveil n’est pas un plafond qui s’envole, c’est un plancher qui s’effondre.

Dieu ne fait rien au hasard : pour nous, l’augmentation de Christ passe par la diminution du Soi. N’écoutez pas ceux qui vous vendent que nous pouvons avoir une vie chrétienne de succès et de conquêtes sans mourir à soi-même. La gloire humaine ne saurait être acceptable dans le Royaume que Dieu a donné à son Fils. Il bâtit ce Royaume sur nos renoncements bien plus que sur nos accomplissements.

Ce n’est plus moi qui vis

J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi (Galates 2:20)

Paul avait compris ce principe par la douleur de l’expérience : c’est quand il était faible que Christ était fort. Il avait saisi que dans le Royaume du Christ, nous grandissons en diminuant, nous gagnons en perdant, nous sommes victorieux en rendant les armes. Cette sagesse d’en-haut, à l’encontre de tous les principes de ce monde, nous conduit jusqu’à ce point d’abandon le plus total entre ses mains. Il n’y a pas de demie mesure avec la Croix.

Il ne s’agit pas d’améliorer notre vie par des principes spirituels ou théologiques, il s’agit de vivre une toute nouvelle vie. Il ne s’agit plus de vouloir être quelqu’un, mais de suivre quelqu’un. Notre vie n’est plus notre vie. Notre chemin nous a conduit à remettre notre existence dans les mains d’un autre, afin qu’il en fasse ce que bon lui semble.

Il ne s’agit plus de vouloir être quelqu’un, mais de suivre quelqu’un. Notre vie n’est plus notre vie.

C’est là que Christ est vraiment Seigneur. Le disciple ne s’affiche plus lui-même avec ses talents, son influence, ses désirs, mais dans cet abandon il déborde presque malgré lui du Christ qui vit en Lui. Ce lien tissé par une mort et une résurrection est indestructible, car scellé dans l’alliance du sang versé par Jésus. Cette communion entre la branche, émondée par les épreuves, et le divin cep engendre la fertilité : un fruit spirituel qui fera les délices du propriétaire de la Vigne.

Le Trésor

Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi; (Luc 15:31)

Mais alors, quel serait donc l’intérêt d’un tel dépouillement ? Les fils de Dieu seraient-ils destinés à être des mendiants ? Absolument pas !

Que sert-il à un homme d’abandonner ses désirs, ses talents, ses ambitions, ses réalisations et jusqu’à sa vie même ? La seule raison valable d’abandonner un trésor c’est de trouver un trésor plus grand. Celui qui meurt aux convoitises de ce monde ressuscite pour une richesse au-delà de toute mesure, dans la Vie de l’Esprit. Nous qui avons été rendus véritablement libres par Jésus-Christ, façonnés entre les mains expertes de l’Esprit, nous devenons une demeure pour le Fils de Dieu et des porteurs de Trésor.

Notre univers est Christocentrique.

Rejetant désormais tous les enseignements de bas étage, toutes les voies de garage de la religion des hommes, nous sommes profondément amoureux : pour nous, le Christ est devenu l’objet de notre désir. Christ ne nous est plus seulement utile, il nous est précieux.

Par la communion avec Lui, nous avons découvert avec la joie d’un enfant un trésor caché dans un champ qui vaut mieux que tout le reste. Nous ne cherchons plus des “choses”, mais nous avons trouvé une Personne. Notre quête de satisfaction a pris fin, car nous avons reçu bien plus que tout ce qu’on nous faisait miroiter. Avant, le monde et ses complexités envahissait nos pensées du matin au soir, maintenant notre univers est Christocentrique. Par les morsures de l’épreuve, nous sommes réduits à Christ.

Christ est le seul désir valable qu’un chrétien puisse avoir. S’il est le centre et l’objet d’attention alors toutes les autres choses vont prendre leur juste place. Si nous sommes satisfaits en Lui nous ne pouvons pas être insatisfaits. Si notre besoin est pleinement rempli en Christ, nous ne pouvons expérimenter le manque.

Ainsi, revêtus des plus beaux habits, une bague au doigt, nous vivons comme des fils ayant hérité de tous les biens de la maison de leur Père. Oui en Christ, nous avons tout ! Bien sûr, dans cette vie, nous restons des vases d’argile dont le corps finira par dépérir. Mais notre âme ! Oui notre âme vit et Le réclame ! Notre bonheur est tout en Lui. A jamais.

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