Comment expliquer que malgré les progrès de la médecine, la prise de conscience écologique ou les luttes pour l’égalité, l’humanité n’ait jamais autant mis à mort volontairement ses enfants dans toute son Histoire ? C’est parce qu’il y a une lutte spirituelle. La Bible nous l’explique : elle montre une lutte millénaire entre la vie et la mort depuis la Chute jusque dans les temps de la fin.

La descendance d’Eve contre celle du serpent

Je susciterai l’hostilité entre toi-même (le serpent) et la femme, entre ta descendance et sa descendance. Celle-ci t’écrasera la tête, et toi, tu lui écraseras le talon. […] L’homme nomma sa femme Eve (Vie) parce qu’elle est la mère de toute vie humaine. (Génèse 3:15,20 - Semeur)

La Chute de l’humanité et son éloignement de Dieu a introduit une guerre de descendance : la vie humaine ferait désormais l’objet de l’incessante volonté du diable à la détruire. Son plan serait de s’en prendre à la femme particulièrement en tant que porteuse de vie. L’humain en tant que créature à l’image de Dieu et vaisseau du plan de la rédemption, serait désormais l’objet d’une guerre sans relâche.

Tissés par Dieu dans le ventre de nos mères

En (Jésus), bien avant de poser les fondations du monde, il nous avait choisis (Ephésiens 1:4 - Semeur) Tu m’as tissé dans le ventre de ma mère […] Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tu me voyais. (Psaume 139:13,16 - Semeur) Avant de t’avoir formé dans le sein de ta mère, je t’ai choisi ; et avant ta naissance, je t’ai consacré (Jérémie 1:5b - Semeur)

La Parole nous dévoile que Dieu connaît chaque être humain avant qu’il n’existe et le tisse dans le ventre de sa mère. Lorsqu’il nous regarde, il voit à la fois ce que nous sommes, ce que nous serons et notre descendance toute entière en un seul regard. Son oeil attentionné est posé sur chaque vie faite à son image, avec l’amour de celui que nous appelons “Père”. Notre regard chrétien devrait être le même que celui de Dieu : voir la plus petite étincelle de vie comme une destinée. Voir l’enfant à naître non pas seulement pour ce qu’il est, mais ce qu’il est appelé à être.

Le pharaon et Hérode : le plan de Dieu s’accomplit malgré le génocide

Le pharaon ordonna à tous ses sujets : Jetez dans le fleuve tous les garçons nouveau-nés des Hébreux, mais laissez vivre toutes les filles ! (Exode 1:22) Hérode […] devint furieux : il donna l’ordre de tuer à Bethléhem et dans les environs tous les garçons en-dessous de deux ans (Matthieu 2:16)

Le pharaon chercha à faire éliminer Moïse, Hérode fit la même chose envers Jésus. La même stratégie macabre ancestrale de la part de la" descendance du serpent" : chercher à détruire le canal divin avant même qu’il ne naisse, entraînant dans son sillage le massacre de nombreux innocents. Dans les deux cas, Dieu est intervenu surnaturellement : il a sauvé Moïse au travers des eaux du Nil, et a sauvé Jésus en donnant à Joseph son père un rêve pour fuir.

Nous pouvons voir dans l’avortement aujourd’hui la même tentative d’anéantir une génération avant qu’elle ne puisse naître. Nous avons aussi l’assurance que Dieu est du côté de ceux qui défendent la vie et suscitera malgré tout une génération mise à part pour Jésus.

Le sévère jugement de l’infanticide… et la grâce

Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu (Deutéronome 18:10) Si des hommes, en se battant, heurtent une femme enceinte […] (et) s’il s’ensuit un dommage, tu feras payer vie pour vie. (Exode 21:22,25) L’Éternel […] a en horreur […] les mains qui répandent le sang innocent (Proverbes 6:17)

A l’époque de la Loi, nombre de nations célébraient des cultes à leurs dieux en sacrifiant des enfants. Aussi l’Éternel mit le peuple juif à part de ces pratiques en considérant l’infanticide et la perte d’une vie à naître au même rang que le meurtre. La sentence était donc la même. En cela Dieu veillait comme à la prunelle de ses yeux sur la descendance du peuple choisi, au milieu duquel devait s’accomplir le plan de la rédemption de toute l’humanité.

Puisque nous sommes désormais sous la grâce et non plus sous la Loi, nous pouvons également appeler la grâce en Jésus-Christ sur tant de femmes, mais aussi d’hommes, victimes de la tromperie de l’avortement et prisonniers des conséquences de ce péché. Nous sommes appelés à délivrer ce message d’espérance à tous ceux qui ont subi ou pratiqué un avortement afin qu’ils trouvent en Jésus-Christ le salut et la guérison.

Jésus et le rétablissement des plus petits

Faites attention ! Ne méprisez pas un seul de ces petits ; je vous l’assure : leurs anges dans le ciel se tiennent constamment en présence de mon Père céleste. (Matthieu 18:10) Jésus dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits. (Matthieu 11:25)

À l’époque de Jésus, il ne faisait pas bon être petit, âgé, handicapé ou fragile. La société juive était pourtant l’une des plus protectrices dans ce domaine, bon nombre des prescriptions de la loi garantissant leurs droits. Mais le monde de cette époque était barbare et sans pitié : il y avait les “grands” et les “petits”. Subsistait même parmi les disciples de Jésus un sentiment tenace de vouloir acquérir un rang plus élevé que ses congénaires (Luc 9:46). Il semble que nous y revenons aujourd’hui.

Jésus a renversé la table dans le domaine de la dignité humaine.

Jésus a pourtant renversé la table dans le domaine de la dignité humaine : ses commandements à prendre soin des petits, des étrangers, des pauvres, des handicapés et de tous les malheureux rendaient à chaque vie humaine sa valeur. Celle d’être à l’image de Dieu. Dans le Royaume de Dieu venu sur terre, les premiers devenaient les derniers, et les derniers devenaient les premiers.

Les enseignements de Jésus redonnaient l’espoir. Ils sont à la base de tous les progrès humains que nous connaissons : l’égalité, le soin, la solidarité, la générosité, la dignité de chaque être humain quel qu’il soit. C’est ce qui a forgé le socle de nos sociétés chrétiennes, en faisant de notre prochain —celui qui partage notre condition— l’objet de notre amour et notre frère humain.

Jésus, fils de l’Homme, mis à mort

En effet, je ferai venir mon serviteur, qui est appelé le Germe. (Zacharie 3:8) Car le Fils de l’homme est venu chercher et amener au salut ce qui était perdu. (Luc 19:10)

Jésus porte l’incroyable titre de “Fils de l’homme”. Il nous faut en mesurer la portée ! Jésus, fils de Dieu et Dieu lui-même s’est identifié à la descendance de l’humanité. Il est même décrit comme le premier des hommes. Dans la guerre entre l’humanité et les forces spirituelles déchues, il a choisi notre camp. Il a même pris à notre place la “morsure au talon”, ses pieds percés à la Croix pour nous sauver de la destruction qui nous attendait.

Il est le Germe (la descendance) qui a écrasé la tête du serpent au nom de l’Humanité toute entière, remportant la victoire qui devait garantir à ceux qui se mettraient sous la protection de cette Croix, qui reconnaîtraient Jésus comme Sauveur, de ne pas être anéantis.

L’avortement, lutte de la fin des temps

Alors un signe grandiose apparut dans le ciel : c’était une femme. Elle avait pour vêtement le soleil, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, sur le point d’accoucher, et ses douleurs lui arrachaient des cris. Là-dessus, un autre signe parut dans le ciel, et voici : c’était un dragon énorme, couleur de feu. […] Il se posta devant la femme qui allait accoucher, pour dévorer son enfant dès qu’elle l’aurait mis au monde. (Apocalypse 12:1-4, Semeur)

Ce passage a été diversement interprété : cette femme est-elle l’Église, Israël, les deux réunis ? Ce qui est certain c’est que l’hostilité entre la femme et le diable, débutée dès la Chute, se poursuivra dans une lutte autour de sa descendance. L’objectif n’a pas changé, l’ennemi cherche toujours à déjouer le plan de Dieu en anéantissant la descendance de son peuple.

C’est une lutte d’aujourd’hui, dont nous pouvons constater qu’elle a lieu sous nos yeux. Depuis les années 1970, 10 millions d’enfants ont été avortés rien qu’en France (et toujours environ 220.000 par an). Le serpent mord atrocement ! Une génération entière a été sacrifiée, dévorée par un ennemi qui n’est jamais rassasié. Il cherche ainsi à anéantir autant qu’il le peut une génération qui est appelée à se lever pour Christ, mais il ne le pourra pas ! Pas si nous nous battons dans la prière et proclamons avec force la vérité en ne laissant jamais ce mal incontesté. A nous de livrer bataille !

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