Cet épisode de son ministère nous révèle tant de sa gloire !

Il se nourrit de la Parole Vivante

Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. (Matthieu 4:4)

Emmené au désert par le Saint-Esprit, et après avoir jeûné 40 jours, Jésus est taraudé par la faim. Pour mesurer la portée de ce que notre Seigneur a enduré, il nous faudrait faire ici une pause dans le récit et arrêter de nous nourrir pendant 40 interminables journées, entrecoupées de 40 nuits dans l’inconfort, l’obscurité et la faim dans un lieu aride, en étant accablé de solitude. Peut-être alors pourrions-nous saisir quelque peu l’intensité de cette situation.

si Jésus est notre vie, notre nourriture de chaque jour, la tentation sera sans effet sur nous.

Mais Jésus n’a pas accompli ce jeûne pour réaliser un “exploit” religieux, pour se donner la réputation d’un mystique ou pour se glorifier de sa propre sainteté extérieure, comme certains le font. Autrement, les 40 jours étant accomplis, il aurait pu légitimement “transformer les pierres en pain” pour subvenir à sa faim.

Non, Jésus possédait simplement une autre nourriture. Le monde spirituel est pour lui une réalité et bien qu’habitant un corps humain, il n’est pas de ce monde.

C’est la Parole Vivante de Dieu, le pain du Ciel qui le nourrit et elle le nourrit vraiment. Il est rassasié de la communion avec son Père, qui lui fournit ce dont il a besoin, corps, âme, esprit. Le Seigneur est donc capable de repousser la tentation de la chair car sa vie c’est Dieu lui-même. Il manifeste cette vérité jusqu’à pouvoir dire de lui-même qu’il est le pain de vie que chacun peut venir le manger pour avoir la vie (Jean 6:54). De même, si Jésus est notre vie, notre nourriture de chaque jour, la tentation sera sans effet sur nous.

Il ne fait pas de Dieu son serviteur

Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne forceras pas la main du Seigneur, ton Dieu. (Matthieu 4:7, Semeur)

Jésus est le Messie, le Fils de Dieu. A ce titre, rien ne lui est impossible. Tout ce qu’il pourrait demander à Dieu lui est accordé. Il est Roi, il est digne d’être légitimement servi en toute chose. Dieu a mis en lui son affection et sa gloire. Placé en haut du Temple par le diable, Jésus est l’Homme au-dessus de tous les hommes que la terre ait portée. Pourtant, il se soumet entièrement à Dieu et refuse d’accomplir des exploits sur la demande de quelqu’un d’autre.

On ne peut pas faire de Dieu notre serviteur et penser réussir notre mission pour lui.

A plusieurs reprises Il refusera aux hommes d’accomplir des signes à leur demande (Matthieu 16:4, Matthieu 12:39…) Ce qu’il accomplit, il le fait uniquement dans une soumission totale à la volonté de Dieu. Si son Père le lui dit, il le fait. Si ce n’est pas son Père qui lui demande, il ne le fait pas. Jésus, en cela, renonce à ses droits pour apprendre l’obéissance (Hébreux 5:8).

Quel exemple ! Alors que tant de chrétiens mettent en avant le moindre de leurs actes de bonté qu’ils ont eux-mêmes décidé —et qui sont donc sans valeur—, Jésus ne fait que ce qu’il voit le Père faire (Jean 5:19). Cette entière soumission sera indispensable à sa mission et lui permettra de boire la coupe de souffrance qui l’attendra à la Croix. On ne peut pas faire de Dieu notre serviteur et penser réussir notre mission pour lui. Seule l’humilité de l’obéissance fait d’un chrétien un véritable disciple.

Il est l’homme d’une seule chose

Alors Jésus lui dit : Va-t’en, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et c’est à lui seul que tu rendras un culte. Là-dessus, le diable le laissa. (Matthieu 4:10-11a, Semeur)

Jésus est l’homme d’un seul Dieu, d’une seule cause, d’un seul culte. Alors que le diable lui fait contempler tous les attraits du monde, Jésus est captif du cœur de Dieu. Il ne se laisse pas distraire un seul instant de la magnificence de l’Éternel et réserve son amour à lui seul.

Jésus lui-même est le gain unique et suffisant du chrétien.

Car oui, se laisser attirer par les choses de ce monde —richesses, influence, applaudissements, likes, followers, nombre de vues ou plaisirs de la chair— c’est leur rendre un culte. L’adoration coule de ce à quoi on accorde de la valeur. Jésus, accorde tant de valeur à Dieu que rien d’autre ne fait partie de sa vie. Ce qui fait de Jésus lui-même, reflet parfait de Dieu, le gain unique et suffisant du chrétien.

Il ne s’agit pas pour nous de vouloir aimer Jésus tout en contentant notre chair et les hommes. Les deux s’excluent mutuellement. Si l’adoration est partagée, le diable reste. Si elle est exclusive à Dieu, il part. Ainsi Jésus est le premier-né d’un peuple intégralement consacré à Dieu, qui délaisse sans regret la moindre miette de la table de ce monde pour la table des Noces célestes. La question est : qui fera partie de ce peuple saint, consacré, animé d’une seule adoration pour un seul Seigneur ?

Jésus, tu es glorieux dans tout ce qui t’anime. Je suis émerveillé quand je repense à la façon dont tu t’es nourri des choses célestes, dont tu t’es soumis à la volonté de Dieu et dont tu es resté focalisé sur Dieu seul. Gloire à toi ! A mon tour mon Seigneur, je veux me nourrir de toi et de ta parole, je veux me soumettre entièrement à ta volonté—non la mienne, ni celle des hommes— et t’adorer avec un cœur qui n’est pas partagé. J’ai bien conscience que j’ai besoin d’être radicalement transformé pour que cela se produise et que toi seul peut le faire. Je suis d’accord, fait-le Seigneur ! Amen.

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