Comme nous l’enseigne l’évangile au travers de l’image du figuier, Jésus viendra ramasser les fruits auxquels doit s’attendre le Maître de la récolte.

Le figuier sans figues

Tôt le lendemain matin, en revenant vers la ville, (Jésus) eut faim. Il aperçut un figuier sur le bord de la route et s’en approcha ; mais il n’y trouva que des feuilles. Alors, il dit à l’arbre : Tu ne porteras plus jamais de fruit ! A l’instant même, le figuier devint tout sec. (Matthieu 21:18-19, Semeur)

Ici nous voyons Jésus s’approcher d’un figuier pour apaiser sa faim. Frustré par l’absence de fruits sur cet arbre portant un beau feuillage, il le maudit. Nous pourrions avoir de la peine pour ce pauvre figuier… D’autant plus que Marc ajoute que ce n’était pas la saison des figues !

Ce que nous exposons à l’extérieur dans notre vie chrétienne ne peut être d’aucun bénéfice au Seigneur : seuls les fruits sont porteurs de la vie.

Pour comprendre cet épisode, il faut savoir que dans cette partie du monde et pour cette sorte d’arbre, le feuillage et les fruits apparaissent ensemble. Le figuier semblait donc dire : “Regarde mon beau feuillage, je porte de fruit, même hors saison !”. Mais une fois les feuilles soulevées, pas l’ombre d’une figue.

Ce que nous exposons à l’extérieur dans notre vie chrétienne ne peut être d’aucun bénéfice au Seigneur : seuls les fruits sont porteurs de vie. Ainsi bien des œuvres, églises ou ministères ont un abondant feuillage d’apparat. Mais quand Jésus viendra soulever les feuilles pour se nourrir de sa récolte, qu’y trouvera-t-il ? ?

Dieu investit en nous

(Jésus) leur raconta cette parabole : Un homme avait un figuier dans sa vigne. Un jour, il voulut y cueillir des figues, mais n’en trouva pas. Il dit alors à celui qui s’occupait de sa vigne : « Voilà trois ans que je viens chercher des figues à cet arbre, sans pouvoir en trouver. Arrache-le ; je ne vois pas pourquoi il occupe la place inutilement. » « Maître, lui répondit l’homme, laisse-le encore cette année ! Je bêcherai encore la terre tout autour et j’y mettrai du fumier ; peut-être qu’il portera du fruit à la saison prochaine. Sinon, tu le feras arracher. (Luc 13:6-9, Semeur)

Pourrions-nous contester au propriétaire de nos vies le droit d’en récolter le fruit ? En effet, du jour où nous avons accepté de lui rendre nos vies, il a patiemment investi en nous. L’engagement du Seigneur envers nous est bien plus grand que nous ne l’imaginons, et encore infiniment plus grand que notre engagement envers lui. Nous sommes son figuier et les branches de sa vigne.

L’engagement du Seigneur envers nous est plus grand que notre engagement envers lui.

Pourtant, malgré la pauvreté de nos fruits spirituels, le Seigneur est patient et continue à répandre le fertilisant du Saint-Esprit pour qu’au jour de la récolte nous soyons porteurs des fruits qui feront sa joie. Soyons donc assurés qu’il travaille à faire de nous des branches fertiles à ses œuvres spirituelles.

Comment porter du fruit ?

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. (Jean 15:5)

Le fruit spirituel est le résultat de l’attachement à Jésus-Christ. A l’inverse, l’hypocrisie d’un feuillage d’apparence extérieure mais sans fruit ne porte en lui aucune vie. On ne peut pas tromper le maître : ni les bâtiments, ni les programmes, ni le fait “d’aller à l’église” chaque dimanche ne produit la vie qu’une relation intime avec Jésus-Christ est capable d’engendrer. Car Lui seul est la source de la vie éternelle qui coule comme la sève pour produire le fruit céleste.

Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. (Romains 6:22-23)

Mener une vie sainte, affranchie du péché, voilà un fruit de la vie de Christ en nous ! Lorsque nous avons renoncé à nous soumettre à la Loi du péché et de la mort, nous sommes devenus esclaves de Dieu et il produit alors en nous la sainteté, par le moyen du Saint-Esprit. C’est Christ qui permet cela au travers de son sacrifice.

Chers amis, nous sommes faits pour mener une vie sainte, c’est à dire libre des effets dévastateurs de la chair et de ses désirs. Mais peut-on lutter contre la chair ? Sans la nouvelle naissance dans le Saint-Esprit, cela est impossible. Seul l’Esprit produit des fruits spirituels. Ce qui est né de l’Esprit est esprit, ce qui est né de la chair est chair. Si nous cherchions par des moyens humains à contraindre notre chair indisciplinée, notre tentative serait vouée à l’échec.

Mais c’est par la force que l’Esprit donne, et par notre attachement à notre Seigneur Jésus-Christ, que nous sommes vainqueurs du péché. Alors, cachés sous le feuillage, les fruits spirituels de notre cœur, discrets mais vivants, feront les délices du Seigneur.

Jésus, je me repens d’avoir tant de feuilles et si peu de fruits à t’offrir. Mais par la nouvelle naissance que tu donnes, je m’offre à toi afin que tu déverses la vie d’en-haut en moi. Émonde-moi Ô divin vigneron ! Que ta vie coule comme une sève de toi à moi afin que je porte un vrai fruit spirituel. Et que bientôt lorsque je te verrai tu puisses récolter ce que tu as si patiemment semé en moi. Amen.

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